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 Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]

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Humaine portant de la verveine & Administratrice.

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MessageSujet: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Ven 6 Mai - 16:27


    Rouge. Verte. Grise. Noire.
    Les voitures s’enchaînaient, se dépassaient. Les klaxons incessants résonnaient en sourdine dans ma tête. Le front appuyé contre la vitre, je suivais distraitement du doigt une goutte de pluie. Au-dehors, le vent se déchaînait, et l’eau tombait dru. Les gens se bousculaient, tête baissée, persuadés de leur invulnérabilité sous leur parapluie, claquemurés dans des pensées aussi grises que ce samedi après-midi.
    J'étais d'une humeur plutôt enjouée, bien que quelque peu maussade. Je repliai les genoux sur ma poitrine et attrapai mon journal intime dans le but d'y inscrire quelques lignes. Cela faisait une éternité que je n'y avais rien écrit. Il faut dire à ma décharge que je n'avais que très peu de temps. Les choses commençaient plus où moins à se remettre dans l'ordre jusqu'à la soudaine réapparition de Katherine...
    Ma feuille restait désespérément blanche, l'inspiration me manquait. Peut-être était-ce en raison du calme inhabituel qui régnait dans la maison. Je décidai alors d'aller faire un tour jusqu'à la foret, comme je le faisais autrefois.
    Dehors, la pluie n'avait pas cessé, au contraire. Je ne trouvai cependant pas cela désagréable, aussi ne pris-je pas la peine de rabattre ma capuche.
    J'enfonçai ma tête dans les épaules et, un écouteur dans chaque oreille, pris la direction de la forêt. J'avais également emporté mon journal, bien décidée à y noter mes pensées. La forêt était l'endroit idéal.
    Très vite, je fus trempée, l'eau s'infiltrant dans mes vêtements. Je me pris alors à sourire bêtement. Je crois que j'aimais bien la pluie.
    Je me trouvais à présent au sommet d'une petite colline, les arbre dardaient leur longues branches vers le ciel, inaccessibles. En dessous s'étendait une clairière où serpentait une rivière. Je me sentais si légère, si insignifiante face à cette immensité que j'en avais le vertige.
    J'écartais les bras en grand et fermai les yeux, goûtant le simple plaisir de la solitude. Des perles d'eau roulaient sur mon visage, mais cela n'avait aucune importance. Non, mieux. Je m'en fichais éperdument. Mes pensées dérivèrent sans que je cherche à les retenir, pour une fois.
    Un bruit, un craquement sur les branches, attira néanmoins mon attention. Ma respiration s'accéléra imperceptiblement. Qui était assez stupide pour me suivre jusqu'ici ? Je soupirai et ouvris les yeux, rompant à contre-cœur cette sensation de bien-être qui m'avait envahie.
    Je me retournais lentement.


    - Qui est là ?


[HRP : J'ai fais un peu court, désolée! :p]


Dernière édition par Elena Gilbert le Sam 14 Mai - 21:55, édité 2 fois
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Vampire portant un Lapis Lazuli & Administratrice.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Ven 6 Mai - 19:22

[HRP: Pas de soucis Elena =)]


    Aujourd'hui j'avais fais un choix, un choix qui pourrait probablement changer ma vie toute entière et celle des gens de cette ville par la même occasion. J'en avais marre de jouer au chat et à la souris avec avec Stefan et voulais en finir une fois pour toute. Je me levais mollement de mon canapé adoré et montais les escaliers pour me rendre dans la salle de bain. Celle-ci était incroyablement spacieuse et équipée de tout ce dont une femme pouvait rêver. Je sortis mon fer à lissé du placard et le branchais avant le poser sur une petite étagère non loin du lavabo: j'allais en avoir pour une bonne heure mais je savais que cela en vaudrait la peine. Le reflet que me rendait le grand miroir posé sur le mur opposé à la porte me renvoyait le reflet de Katherine Pierce, une vampire égoïste et sadique. Penser à cela me fit sourire, je n'avais pas toujours été comme ça et si je l'étais devenue c'était justement pour rester en vie le plus longtemps possible, rien d'autre. Je pensais que Stefan comprendrait cela mais il n'en était rien, son amour pour Elena l'aveuglait complétement lui faisant perdre toute lucidité par la même occasion. J’empoignai le fer aux plaques brûlantes avec empressement et entrepris de me faire un lissage parfait des cheveux: je devais ressembler traits pour traits à mon double.

    Lorsque je me regardais une nouvelle fois ce n'était plus la vampire que je voyais mais bel et bien la petite et innocente Elena Gilbert. Le "déguisement" était parfait et les gens n'y verraient que du feu, j'en étais certaine. Je quittais enfin la salle de bain au bout deux longues et pénibles heures pour me rendre dans mon dressing car qui dit Elena dit tenues sages et de mauvais gouts. J'optais au bout de plusieurs minutes d'intenses réflexions pour un maillot à manches longues blanc cassé, un jean taille basse bleu usé et une paire de baskets blanches sans oublier l'écharpe indispensable pour que personne ne remarque l'absence du collier qu'elle porte tout le temps. Une fois prête je pris mon téléphone que je glissais rapidement dans ma poche arrière, attrapais un parapluie et quittais ma demeure. Le jeu allait enfin prendre fin.

    Dehors la pluie tombait à verse et le vent soufflait par bourrasques régulières. Il fallait vraiment être déterminé pour sortir par un temps pareil: ce que j'étais. J'ouvris mon parapluie avant de m'engager dans la rue. L'endroit où je devais me rendre se situait à plusieurs kilomètres de là mais étant un vampire cela ne me pris guère plus de cinq minutes. La maison des Gilbert ne se trouvaient maintenant plus qu'à quelques pas de moi, mon but était là, sous mes yeux, Elena. J'expirais un gros coup avant de poser ma main sur la poignée de porte. J'aurais certes pu entrer par la fenêtre et la tuer dans sa chambre avant de repartir mais je voulais jouer un peu avant, sa mort devait être mon divertissement de la journée et je voulais bien faire les choses. J'entrais donc dans la maison et posais mon parapluie mouillé sur le buffet du couloir avant de continuer.


    - Jenna? Jeremy? Demandais-je en inspectant chaque recoins.

    Rien. Je montais les quelques marches menant au palier et entrais dans la chambre de l'adolescente avec un grand sourire au lèvre avant de constater qu'elle non plus n'était pas là. Cela me fit l'effet d'une gifle, moi qui croyais en avoir bientôt terminé! Soudain j'entendis quelque chose dans mon dos, une latte de parquet grinça suivit d'un raclement de gorge. Avec l'air le plus naturel du monde je fis volte face et sourie de toutes mes dents comme l'aurais surement fait la jeune Gilbert.

    - Tu n'es pas sensée être partie te balader Elena? Me demanda la jeune femme en face de moi, appuyée contre le cadrant de porte.

    - Je ... j'ai oublié de prendre quelque chose mais je repars tout de suite. Dis-je en m’avançant dans sa direction.

    Contre toute attente Jenna fonça sur moi avec une force que je ne lui connaissais pas et me plaqua contre le mur d'en face. Ses yeux étaient sombres et ses dents beaucoup trop longues pour être humaines. Ainsi elle était devenue un vampire? En voilà une chose intéressante! Hélas j'étais beaucoup plus vieille, donc beaucoup plus forte et ce fut vraiment facile pour moi de la maitriser. Comme les nouveaux nés pouvaient être têtes brûlées! Je la fis tomber au sol et tenait son coup de mes mains afin de la mobiliser.

    - Bravo Jenna, je vois que tu es devenue futée. Où est Elena?
    Demandais-je en la menaçant de mes canines acérées.

    - Va en enfer Katherine.

    - Mauvaise réponse! Répondis-je en resserrant ma prise.

    J'aurais pu la tuer mais elle n'était pas ma cible pour aujourd'hui, je devais retrouver Elena, c'était mon unique but pour la journée. Je relâchais la teigne à longues dents avant de sauter par la fenêtre. De toute évidence j'allais avoir plus que du mal à trouver mon cher sosie. Énervée, je continuais mon chemin et débouchais finalement sur un endroit où je n'étais pas allée depuis très longtemps: la forêt. Pourquoi je me retrouvais ici? Je n'en avais aucune idée. Alors que je m’appétais à faire demi-tour (je n'avais pas le temps de faire du tourisme) je captais une odeur que je connaissais, une odeur ... humaine. Mon cœur se mit à battre à tout rompre et mes instincts de chasseuses reprirent le dessus. Je me ruais en direction de cette magnifique odeur que je n’espérais plus trouver. Lorsque je la vis enfin, une joie intense s'empara de moi: elle était seule et donc très vulnérable. Cependant je n'aurais aucun plaisir à en tirer si je la tuais tout de suite, non, j'allais jouer un petit peut avec elle.

    - Qui est là? Demanda Elena en regardant dans ma direction.

    Je sortais enfin de ma cachette en applaudissant. Ta reprise de Titanic était vraiment troublante "I'm the king of the world", hein? Mais attends ... Je ne vois pas ton Leonardo serais-tu seule? Ce n'est pas très prudent, on ne sait pas qui on peut rencontrer dans les bois.

    Je la fixais, nos visages était identiques et les cheveux lisses et mouillés accentuaient encore plus notre ressemblance. Je m'avançais de plus en plus près d'elle, un sourire carnassier éclairait mon visage. Quelle belle journée ça allait être!

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Dernière édition par Katherine Pierce le Sam 7 Mai - 23:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Sam 7 Mai - 15:43

    Cheveux lisses, vêtements simples, identiques aux miens, sourire charmant, visage bienveillant... Elle avait même été jusqu'à entourer son cou d'un foulard, de sorte à ce que personne ne remarque l'absence de mon collier. Je devais avouer que pour cette fois, cette garce s'était surpassée. On n'y voyait que du feu. Pourtant il n'y avait pas de doutes possibles, c'était bien elle.
    Katherine.
    Elle se mettait avec de plus en plus de facilité dans ma peau, et si impeccablement que cela en devenait frustrant. Je ne me laissai toutefois pas distraire longtemps par ce deuxième moi, aussi impressionnant de ressemblances soit-il. Je fronçai imperceptiblement les sourcils. Pour l'heure, son petit jeu ne rimait à rien. Elle ne cherchait pas à me mettre dans une situation délicate , puisque nous étions seules. J'ignorais ce qu'elle avait pu faire auparavant mais quelque chose me soufflait qu'elle avait, cette fois, une motivation bien différente. Restait à deviner laquelle...
    Je n'avais encore jamais eu de véritable tête à tête avec mon sosie et cela ne me disait rien qui vaille. Elle me devança, avant que je n'ai pu, ne serait-ce qu'esquisser une phrase.


    - Ta reprise de Titanic était vraiment troublante, ricana-t-elle. "I'm the king of the world", hein? Mais attends ... Je ne vois pas ton Leonardo serais-tu seule? Ce n'est pas très prudent, on ne sait pas qui on peut rencontrer dans les bois.

    Je serrai la mâchoire tandis que mes joues se teintaient de rose et je dû batailler ferme pour ne pas lui cracher au visage tout ce qu'elle méritait. Ce n'était cependant ni le bon moment, ni une bonne idée. Je savais de quoi Katherine était capable et, pour l'instant, il était plus sage de rester sur la défensive. Je laissai glisser son ironie pour me concentrer sur l'essentiel. Lorsque je pris la parole, ce fut d'une voix paisible, presque joviale.

    - Je faisais un tour, j'avais besoin de tranquillité. À ce que je vois, c'est raté.

    Je décidai de poursuivre sur ce même ton détaché, en allant droit au but.


    - Je doute que tu sois là uniquement pour profiter de ce beau temps, lâchai-je en jetant un regard à la pluie qui n'avait pas cessé de tomber. T'es tu décidée à venir me tuer ?

    Pendant un instant, on n'entendit plus que l'eau qui s'écrasait au sol. Cette même eau qui, quelques minutes plus tôt m'aurait fait sourire. Ce n'était plus le cas. Je frissonnais sous ma veste, le vent soufflait par bourrasques dans mon visage et mes cheveux détrempés. Mon humeur était devenue aussi grise que le ciel. Je pestai intérieurement contre l'idée qui m'avait poussée à venir me réfugier ici, alors que je pourrai tout aussi bien être au chaud dans un fauteuil devant un bon film et un chocolat chaud. Quoi qu'il en soit, si Katherine était là pour me tuer, je n'étais pas plus en sécurité chez moi. Cette pensée me glaça le sang. Était-il possible qu'elle ai réellement décidé d'en finir ? Je ne parvenais pas à déchiffrer son expression mais il était clair que la situation la faisait jubiler, ce qui avait le don de m'exaspérer une fois de plus. Des centaines de questions s'entrechoquaient dans mon esprit, sans que je réussisse à en happer la moitié. Katherine avait la situation en main, je ne pouvais le nier, mais il était encore temps de lui faire croire le contraire... Le silence commençait à devenir pesant, presque mal-saint.
    Elle fit quelques pas vers moi, son inséparable sourire malveillant étiré sur ses lèvres vermeilles, dévoilant sa dentition parfaite. Je lui jetai un regard haineux avant de sourire à mon tour.
    Puisqu'il était question de sosie, autant ne pas faire les choses à moitié...

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Dim 8 Mai - 10:14

    - Je doute que tu sois là uniquement pour profiter de ce beau temps. Lança Elena sans cesser de me fixer droit dans les yeux. T'es tu décidée à venir me tuer ?

    Mon rire retenti en un échos cristallin du haut de la petite colline où nous nous trouvions toutes les deux. Le bruit de la pluie masquait le son de mes pas qui s’enfonçaient inexorablement dans la terre détrempée. La situation était hilarante et me procurait une sensation enivrante, presque jubilatoire. Bien que le vent vint claquer sur mes joues, faisant danser quelques mèches de cheveux sur mon visage, je n'avais pas froid. Jamais je ne m'étais sentie aussi bien, aussi heureuse et pleine de vie. J'étais comme revigorée à l'idée de voir enfin mes desseins s'accomplir. Durant ces trois dernières années je n'avais eu de cesser d’échafauder des plans plus sophistiqués les uns que les autre dans le seul et unique but de me débarrasser d'elle. Cette insignifiante humaine avait réussit je ne sais par quel stratège à s'attirer les faveurs des frères Salvatore que j'avais volontairement écarté de moi jusqu'à mon retour. Tout avait été parfaitement étudié par mes soins, lors de mon retour ils auraient dû montrer une joie sans pareille et tout serait redevenu comme avant entre nous: J'aurais prouvé à Stefan mon amour pendant que Damon, lui, m'aurait prouvé t le sien en jouant les hommes forts et protecteurs. Ma vie aurait été toute autre si Elena ne s'était pas immiscée dedans. Oui je la détestais, pis encore le la haïssais pour être née et pour avoir pris ma place.

    - Je mentirais si je te disais que je suis ici pour faire une chasse aux escargots. Tu vois, je suis passée chez toi un peut plus tôt, et je dois bien admettre que Jenna est très douée, elle ne s'est pas laissé duper par mon déguisement. Ah, moi qui pensais que j'étais au top, il semblerait que je doive encore apprendre pas mal de chose en matière de mauvais gout vestimentaire. Répondis-je en lui tournant autour tel une lionne face à sa proie.

    La pluie avait redoublée d'intensité, signe avant-coureur du drame qui n'allait pas tarder à avoir lieu dans ce magnifique endroit. Bien que nous soyons totalement seules, je ne pouvais m'empêcher de rester sur mes gardes, persuadée que tout cela était beaucoup trop facile. Cependant, rien ne vint si ce n'est les quelques animaux intrigué par ce qui se déroulait sous leurs yeux.


    - Elena ... Tu a su revenir à la vie après t'être fait vidé de ton sang par Klaus, mais cette fois-ci papa Gilbert ne sera pas là pour te sauver.
    Dis-je non sans une note de joie dans la voix. J'avais l'avantage, la seule personne capable de sortir vainqueur n'était autre que moi.

    Après ces mots je fondis sur elle et d'un coup sec attrapais le téléphone portable se trouvant dans la poche de sa veste. Le petit objet métallique paraissait bien fragile entre mes doigts destructeurs. Il suffirait d'une pression pour que celui-ci parte en poussière mais je n'en fis rien. Je m'amusais beaucoup trop et comptais bien faire durer le plaisir encore quelques heures. Je secouais doucement l'outil de communication de gauche à droite sous son nez afin de bien lui faire comprendre que désormais elle était seule, complètement seule. Elle ne pourrait pas faire appel à ses chiens de gardes et c'était tant mieux: j'avais hâte de voir comment elle se défendrai face à moi.


    - Crois-moi, tu n'auras pas besoin de ça là où tu vas. Lançais-je. Mais je ne compte pas te tuer tout de suite, ce ne serait pas drôle. J'ai passé 3 ans, 3 longues années à espérer voir ce jour arriver et maintenant qu'il est là, sois certaine que je vais en profiter.

    Un sourire carnassier illumina mon visage visage tout entier alors que celui de mon double ne laissai paraitre aucune expression. Rien. Je voulais voir la peur dans son regard, je voulais l'entendre me supplier de cesser cela mais non, elle continuait à me fixer de ses yeux noisettes dans lesquels je me vis. Ce n'était pas la Katherine de maintenant mais celle d'il y a 500 ans, celle qui dû mettre fin à sa vie pour ne pas servir de sacrifice, celle qui craignait le monde, celle qui est tout simplement morte sans personne près d'elle ...

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Lun 9 Mai - 16:59

    - Crois-moi, tu n'auras pas besoin de ça là où tu vas. Mais je ne compte pas te tuer tout de suite, ce ne serait pas drôle. J'ai passé 3 ans, 3 longues années à espérer voir ce jour arriver et maintenant qu'il est là, sois certaine que je vais en profiter.

    Je l'avais écouté jusqu'au bout, sans broncher. Mes mâchoires étaient sur le point de céder et mes phalanges étaient devenues blanches sous l'effet de la pression. Je me détendis légèrement, refoulant le plus profond possible tout le dégout que cette femme m'inspirait.

    - Même avec la plus bonne volonté au monde, je n'arrive pas à te trouver drôle, Katherine, sifflai-je entre mes dents.

    La remarque la laissa de marbre mais je ne m'en étonnait guère. Katherine était désormais totalement insensible, presque intouchable, du moins elle le laisser si bien penser que cela revenait au même. Quelque part, même si je refusais de me l'avouer, j'espérais que la carapace derrière laquelle elle s'abritait n'était pas aussi impénétrable que le masque d'ironie qui lui servait de visage. Elle m'avait révélé une partie de son histoire et j'en avais appris davantage grâce aux livres. Et, bien que cela ne changeait rien au fait qu'elle soit un monstre, elle avait été humaine. Je ne pouvais nier cette évidence. C'était il y a si longtemps qu'elle semblait l'avoir totalement oublié. C'était cependant ma seule issue de secours...
    Je pris le temps de respirer un instant avant de poursuivre. L'averse, loin de se tarir, ne faisait que s'accroître. Ce vacarme aurait couvert une explosion nucléaire! Alors, pour ce qui était d'un simple meurtre... Katherine avait décidé de prendre tout son temps ? Parfait, cela me laisserai davantage de temps pour négocier une libération inespérée.


    - Me tuer ne rimerait à rien, et tu le sais. Cela assouvirait, certes, ton désir de vengeance pendant un moment. Mais, l'Éternité c'est long, très long. Et accepterais-tu de voir une fois de plus les frères Salvatore te haïr ? Me tuer ne te rendra pas Stefan, Katherine... Loin de là!

    Un sourire triste se dessina sur mes lèvres, ma tentative était bien piètre. Je ne me résignais pas pour autant. Je ne voulais pas mourir. Le sourire devint rictus tandis qu'une certitude s'encrait en moi : je n'allais pas mourir.

    - Tu n'en n'as pas marre de fuir ? Tu ne sais même plus ce que tu fuis. Peut-être toi même en fait. Celle que tu étais, il y a des centaines d'années de cela. Cette jeune fille, à peine sortie de l'enfance, bannie de sa famille. Cette jeune fille qui avait des parents, des amis, une maison... Tu es morte, Katerina, tu es morte en même temps que cette jeune fille.

    Mes mots résonnaient avec une étrange intensité dans le bruissement de la pluie qui soudain, parut s'atténuer. Aussi étrange que cela paraisse, il trouvèrent un tel échos de vérité en moi que j'en fus bouleversée. Plus étonnant encore, j'avais pensé chacun de mes mots.
    Je reniflais sèchement, m'attendant à la voir éclater de rire. Il ne se passa rien.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Mar 10 Mai - 20:48

    - Me tuer ne rimerait à rien, et tu le sais. Cela assouvirait, certes, ton désir de vengeance pendant un moment. Mais, l'Éternité c'est long, très long. Et accepterais-tu de voir une fois de plus les frères Salvatore te haïr ? Me tuer ne te rendra pas Stefan, Katherine... Loin de là!

    Cela me fit rire une nouvelle fois, cette gamine avait des talents de comique insoupçonnés! Je m'assis sur une pierre non loin de là, las d'être debout et jetais un rapide coup d’œil à mes chaussures qui étaient maintenant bonnes à jetées. Elena était restée là où elle était, inutile de dire que si elle se risquais à ne faire ne serait-ce qu'un seul mouvement je me jetterais sur elle sans hésitation et en terminerais une fois pour toute.

    - La seule chose qui ne rime à rien ici c'est toi Elena. Tu es née dans un seul et unique but: briser le sort de Klaus. Maintenant que c'est fait, tu n'as plus aucune utilité ma chère. Crois moi, je préfère vivre une éternité en te sachant morte et enterrée pour de bon plutôt que de devoir te supporter une journée de plus. Comment un être aussi ... insignifiant peut s'être attiré les faveurs de deux des vampires les plus sexys qu'il m'est été donné de rencontrer?

    Cette question resta un suspend dans l'air, toutes deux connaissions bien évidemment la réponse: notre physique. Pour la première fois de ma vie je me suis mise à détester ce corps que j'avais depuis maintenant plus de 500 ans. Si seulement j'avais été différente, jamais Stefan ne se serait retourné sur Elena et il m'aurait attendu bien gentiment ici, à Mystic Falls. Mais comme je n'ai jamais de chance le destin en a décidé autrement et c'était maintenant à moi d'effacer ses erreurs.

    - Et ne t'inquiète pas pour les frères Salvatore, il n'arriveront pas à me haïr pour toujours, soit en certaine. Leur petite déprime ne sera l'affaire que de 100 ou 200 ans, mais après cela ils reviendront et manque de chances tu ne seras pas là pour les accueillir. Damon sera très certainement le premier à ramper à mes pieds, il à toujours été comme ça aussi loin que je me souvienne. Stefan, lui, mettra plus de temps. Mais dans tous les cas il reviendront je suis prête à en donner mon âme au diable ... enfin je le ferrais si j'en avais une.

    Mon perpétuelle sourire disparut instantanément lorsqu'Elena ouvrit la bouche. Sa petite tirade me fit l'effet d'une baffe avec toute la violence et toute la douleur que cela implique. Le point qu'elle venait malgré elle de toucher était l'un des plus sensibles pour ne pas dire le plus sensible: mon passé. Cette histoire que j'essayais tant bien que mal d'oublier et de laisser loin derrière moi ne cessait de me rattraper. Pour une fois je devais bien admettre que mon sosie avait raison, Katerina était bel et bien morte, elle avait perdu la vie le jours où Klaus avait décidé de faire de cette pauvre et innocente fille un sacrifice. Elle était morte lorsqu'elle avait découvert toute sa famille morte, éventrée par ce même monstre qui n'avait de cesse de la traquer depuis toujours. Elle était morte il y a maintenant 500 ans. Je remerciais le ciel de faire tomber cette pluie qui masquait mes larmes, des larmes de rages. Que pensait-elle? Que j'avais décidé de devenir un vampire parce que je le voulais? J'avais une vie de rêve et on me l'a enlevé, à mon tour d'enlever la sienne.

    - Oui, Katerina Petrova est morte.
    Dis-je en me relevant doucement. Elle s'est envolée et c'est tant mieux! Tu sais pourquoi? Parce qu'elle était faible, tout comme toi. Vous vous ressemblez beaucoup toutes les deux: naïves, gentilles, généreuses, douces et j'en passe. Katerina aurait été prête à tout pour aider les gens qu'elle aimait mais elle s'est volatilisée le jour où elle a vu sa famille aussi dure et stricte soit-elle éventrée, vidée de son sang. Comment réagirais-tu si tu trouvais Jenna & Jeremy dans un tel état? Demandais-je non sans une idée derrière la tête.

    Je tentais de garder mon air menaçant ainsi que mon assurance légendaire tant bien que mal. Me remémorer ma vie d'humaine était toujours douloureux, même pour moi. Elena devait très certainement se demander pourquoi je lui racontais tout cela, et bien c'était simplement parce que je voulais qu'elle sache qui était la personne qui allait mettre un terme à sa vie. Elle ne connaissait rien de moi, ou du moins elle ne savait que ce que les frères Salvatore voulaient bien lui raconter à mon sujet (ce qui devait très certainement être peu élogieux). Je lui avais déjà ouvert un peu de ma vie lorsque je m'étais retrouvée coincée dans la tombe mais jamais encore je n'avais parlé du meurtre de mes parents. Elle s'était permise d'utiliser mon prénom, et bien elle se devait de connaitre la fin tragique de celle-ci.

    Je m'avançais d'une démarche sûre dans la direction de la petite humaine et sans même prévenir me jetais sur elle, la plaquant de tout mon poids sur le sol gorgé d'eau. Ma main gauche était posée sur sa gorge, l’empêchant ainsi de bouger. Je fixais ce visage si semblable au miens, une once de pitié serra mon cœur meurtri. Aussi étrange que cela puisse paraitre je ne sortis pas mes crocs, je me contentais simplement de la regarder.

    - En d'autres circonstances peut être nous serions-nous bien entendue. Mais maintenant c'est toi ou moi, et tu dois savoir que je me fais toujours passer avant les autres.




[HRP: pour te dégager de mon emprise, tous les coups sont permis du moment que ça ne me tue pas xD]

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Mer 11 Mai - 17:01

    Mes mains se mirent à trembler. Pas de peur, ni de froid. De colère. De colère et de pitié. Pour cette femme, qui avait définitivement vendu son âme au diable. Son rire cristallin résonnait dans ma tête, lointain écho de celle qu’avait pu être Katerina Petrova.

    - Oui, Katerina Petrova est morte. Fit-elle dans un souffle, en s’éloignant de quelques pas. Elle s'est envolée et c'est tant mieux! Tu sais pourquoi? Parce qu'elle était faible, tout comme toi. Vous vous ressemblez beaucoup toutes les deux: naïves, gentilles, généreuses, douces et j'en passe. Katerina aurait été prête à tout pour aider les gens qu'elle aimait mais elle s'est volatilisée le jour où elle a vu sa famille aussi dure et stricte soit-elle éventrée, vidée de son sang. Comment réagirais-tu si tu trouvais Jenna & Jeremy dans un tel état?

    Mon cœur rata un battement tandis que la colère devenait haine. Jamais ne le l’avais autant haïe. Je ne supportai pas l’idée qu’elle puisse faire du mal à ceux que j’aime, surtout pas à Jenna ou Jeremy… Katherine avait eu un passé difficile, qui avait failli m’émouvoir. En effet, je ne connaissais qu’une partie de l’histoire, mais je n’étais plus sûre de vouloir connaître la suite. D’autant plus que je la devinais parfaitement…
    Voir sa famille massacrée de la sorte était une chose que je ne pourrais jamais assimiler. Elle avait eu des siècles pour le faire, mais je doutais qu’elle y soit réellement parvenu. Cela n’excusait cependant pas tout. Loin de là. On a toujours le choix. Elle pouvait prétendre le contraire, mais elle avait choisi de devenir un vampire. Elle avait choisi de devenir un monstre assoiffé de sang.
    C’est cette décision qui faisait de nous des êtres entièrement différents.
    Ma tirade semblait néanmoins avoir atteint sa cible. J’allais poursuivre sur ma lancée lorsque mon regard se posa sur un morceau de bois qui gisait au sol, entre les flaques d’eau et les feuilles détrempées. Il était long, particulièrement affûté et, par chance, la pluie l’avait un peu épargné. Une idée germa doucement dans mon esprit et, à voir le regard interrogatif de Katherine, j’avais même laissé une esquisse de sourire dépeindre mon visage. Je rangeais tranquillement cette solution, l’unique pour le moment, dans un coin de ma tête, guettant le moment propice. Mes yeux croisèrent ceux, noisettes, de Katherine.


    - Si tu touches à un cheveux de la tête de Jeremy ou Jenna je… Je te jure que tu le regretteras !
    crachais-je en soutenant son regard.

    La vague de colère qui m’avait submergé disparu soudain et je pris conscience de l’inutilité de ma phrase. J’haussai les épaules, bien décidée de ne pas laisser à Katherine l’opportunité de me le rappeler, et repris :

    - Je pense que tu te trompes, Katherine. Stefan mettra beaucoup plus de temps que tu ne le crois à te pardonner, s’il le fait un jour. Et s’il ne t’a pas tuée avant… Quant à Damon, je n’en sais rien, mais il te hait déjà suffisamment pour que tu n’aggraves pas la situation. De plus, tu l’as dit toi-même, je ne suis pas éternelle. Je ne suis qu’une fragile petite humaine. Qu’est-ce que soixante années pour toi ? Tu as bien attendu cinq cent ans. Quand je serai morte et enterrée, tu auras tout le loisir de reconquérir les frères Salvatore !

    Je fis une courte pause afin de reprendre mon souffle. Son habituel sourire carnassier n’avait pas déserté les lèvres de Katherine, et je ne parvenais pas à déterminer si mes mots avaient eu leur impact. Encore fallait-il qu’elle m’ai écoutée. Je n’étais pas certaine de penser ce que je prétendais mais cela n’avait aucune importance, je tentais le tout pour le tout. Je ne comprenais pas Katherine. J’essayais pourtant, mais je me heurtais chaque fois à un mur. Nous n’avions pourtant pas besoin de nous entretuer, nos rôle dans l’histoire étaient achevés…

    - Comme tu le dis si bien, mon rôle est, ou devrais-je dire était, de rompre la malédiction de Klaus. Cela ne s’est certes pas passé comme prévu, mais là n’est pas la question. Et si je suis devenue si inutile que ça, tu l’es aussi Katherine. Car n’était-tu pas, toi aussi, comme tes ancêtres, destinée à lever cette malédiction ? Si tu as raison, eh bien nous sommes toute deux aussi insignifiantes l’une que l’autre. Sauf que moi je n’ai pas passé l’éternité à fuir.

    Je venais de tirer ma dernière carte. J’attendais, muette, sa réaction tandis qu’un long frisson glacé traversait mon échine. Je laisser échapper un cris de surprise. Avant que je n’ai pu bouger, elle s’était jetée sur moi. Bondit aurait été plus juste car c’est à peine si je la vis se déplacer. Elle se mouvait avec une telle aisance qu’elle me faisait irréprochablement penser à un félin. Je percutai le sol avec violence et Katherine s’empressa de plaquer une main sur ma gorge. Je sentais sa respiration saccadée juste à côté de mon oreille, m’attendant déjà à voir ses crocs jaillirent de sa bouche. Elle se contenta de dire :

    - En d'autres circonstances peut être nous serions-nous bien entendue. Mais maintenant c'est toi ou moi, et tu dois savoir que je me fais toujours passer avant les autres.

    J’ouvris la bouche pour parler, puis me ravisai. *Dommage*, songeai-je avec un brin de tristesse. Je regardai furtivement autour de moi. Le morceau de bois que j’avais repéré quelques minutes plus tôt était sagement posé à quelques centimètres de mon bras.

    - Et si je te disais que j’ai du sang de vampire dans les veines, lançai-je dans un murmure presque inaudible.

    Mon organisme avait déjà rejeté le sang de Damon, mais avec un peu de chance, mon mensonge passerait. J’ignorais si cela l’avait convaincue mais elle marqua un léger temps de d’arrêt. Suffisamment de temps pour, qu’en tendant la main, je puisse saisir le bâton qui ferait office de pieux.
    C’était elle ou moi.
    J’avais choisis moi.
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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Mer 11 Mai - 19:25

    - Et si je te disais que j’ai du sang de vampire dans les veines.

    Cette phrase ricocha dans ma tête comme une terrible réalité. Les choses étaient beaucoup trop simples et le fait qu'Elena ait du sang de vampire en elle pouvait s'avérer véridique: après tout ce ne serait pas la première fois. Je marquais un arrêt dans mon élan alors que je sentais déjà mes canines acérées comme des lames de rasoirs s’allonger. Devais-je la croire et tenter le coup ou devais-je remettre ce meurtre à plus tard? Si il y avait bien une chose que je ne voulais pas c'était de devoir la supporter pour toujours, car l’éternité est une chose longue, très longue. Mes yeux étaient plongés dans les siens, cherchant désespérément un indice pouvant me mettre sur la piste d'un quelconque mensonge mais je me heurtais à un mur de marbre.

    Soudain je sentis une horrible douleur au niveau de mon ventre et ne tardais pas à découvrir, horrifiée, qu'un morceau de bois de la longueur de mon bras venait de s'y loger. Je tombais immédiatement sur le sol détrempé sans faire le moindre bruit, serrant les mâchoires fermement afin de faire taire le cris de douleur qui ne demandait qu'à sortir. Le sang coulait abondamment de la plaie et laissait une trace indélébile sur se haut blanc que je portais. Cependant malgré la terrible sensation que j'avais de sentir ma chaire et mes organes transpercés je me sentais chanceuse: Elena ne savait pas visé et avait raté de peu mon cœur. Je roulais sur le dos, fixant le ciel grisâtre. Sans hésiter une seule seconde j'empoignais le pieu improvisé et le retirais avant de le balancer le plus loin possible de ma vue, la plaie commençait déjà à se refermer, ne laissant derrière elle qu'une tâche de sang. Du bout des doigts je touchais la peau lisse et douce de mon ventre, le don de régénération était définitivement ce que j'appréciais le plus chez les vampires.

    De nouveau en pleine forme je cherchais Elena du regard mais ne vis personne, j'étais totalement seule, ensanglantée au beau milieu d'une clairière et sous une pluie qui commençait enfin à se calmer. Mon sourire se reteinta sur mes lèvres, si elle pensait que j'allais la laisser filer si facilement elle se trompait lourdement. Jouer au chat et à la souris était un jeu que je trouvais très distrayant c'est pourquoi je me mis immédiatement à sa recherche. Ce que les humains ne savent pas c'est que chacun d'eux a une odeur bien distincte ce qui nous permet à nous autres, vampires, de les pister très facilement étant donné que tous nos sens sont décuplés. Je m'engageais dans la sombre et hostile forêt plus remontée que jamais: elle avait réussie à me toucher une fois, mais il n'y aura pas de deuxième fois.

    Non sans difficulté je pistais Elena et à force de détours la trouvais enfin. Celle-ci semblait avoir beaucoup courut et je pouvais clairement entendre sa respiration sifflée: la fatigue physique était une chose que j'avais oublié il y a bien des années. Je lui barrais le passage et affichais un sourire mauvais lorsque je la vis sursauter.


    - Ah mon haut préféré est bousillé! C'était pas vraiment sympa Elena. Dis-je ironiquement. Par contre je dois bien admettre que le coup fut bien porté. C'est comme ça que tu traites des ascendants? Je m'attendais à plus de ... respect. Bien, où en étions-nous?

    La traquer était pour moi un plaisir et la voir tourner en rond dans l'espoir de trouver une échappatoire quelconque un bonheur. Cela prouvait ma supériorité et j'adorais avoir les situations bien en main, cependant une chose restait pour moi incertaine: avait-elle vraiment du sang de vampire en elle? Stefan n'était pas du genre à infliger ça à sa tendre et chère mais Damon, lui, avait le même caractère égoïste et impulsif que moi: d'où ma question.

    - Oh et le coup du sang de vampire était sacrément bien trouvé, je dois bien l'admettre. Mais ce genre de "mensonge" ne prend pas avec Moi. Dommage.

    Évidemment je n'avais aucune idée quand à la composition de son hémoglobine mais le mensonge était en général la meilleure façon de déstabiliser un humain et de faire ainsi éclater la vérité. J’espérais simplement que ce petit jeu marcherait une fois de plus car l'erreur que je pouvais potentiellement commettre me couterait cher ... très cher. Voir Elena devenir un vampire serait la pire chose qui pourrait m'arriver. Autant dire que je devais bien réfléchir avant d'agir pour une fois.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Jeu 12 Mai - 18:05

    J'avais frappé avec l'énergie du désespoir. Mon pieux atteignit Katherine au niveau du ventre. Mon coup était mal porté mais il fit son effet. Mon sosie pressa sa main contre la plaie qui s'élargissait, imbibant son t-shirt blanchâtre d'un liquide pourpre. Elle s'effondra, sur le dos, en serrant les dents. La blessure commençait déjà à se refermer. C'est du moins la dernière image que j'emportais d'elle. Sans demander mon reste, je m'enfuis, en m'enfonçant dans les bois.
    Je courrais.
    Ma gorge était sèche, mes muscles me faisaient mal et j'avais toute les peines du monde à respirer. Pourtant je continuais de courir, multipliant les détours pour brouiller les pistes. Je ne doutais pas que Katherine allait s'en sortir, la blessure que je lui avais infligée aurait été mortelle pour un simple humain, or, elle ne mettrai que quelques minutes au mieux pour se remettre. Je devais gagner le plus de temps possible.
    Je fis une pause et, les mains posées sur mes genoux, tentait de reprendre mon souffle. Lorsque mon cœur eut reprit un rythme normal, je guettai les horizons, puis finis par estimer que je l'avais semée. Grave erreur.
    Katherine était un vampire et qui plus est, de 500 ans, elle avait eu tout le temps d'apprendre les arcanes du métier. Je ne sais trop comment - mon odeur devait être particulièrement appétissante - mais en quelques minutes à peine, elle avait atteint la clairière où je me situais. J'étouffai un juron. Elle se délectait visiblement de la situation, arborant un sourire provoquant qui dévoilait ses longues canines blanches. J'étais à présent prise dans un piège que j'avais contribué à construire. Katherine ne m'accorderait plus sa confiance et, à l'évidence, ne se laisserai plus déstabiliser. Il allait falloir improviser...


    - Ah mon haut préféré est bousillé! C'était pas vraiment sympa Elena. Me lança-t-elle. Par contre je dois bien admettre que le coup fut bien porté. C'est comme ça que tu traites des ascendants? Je m'attendais à plus de ... respect. Bien, où en étions-nous?

    Sa voix, contrastant avec l'ironie de ses mots, était aussi glaciale qu'un morceau de glace en pleine hiver. Je l'avais sacrément remontée. Je me mordis la lèvre, ce n'était pas le moment de flancher. Katherine, en plus d'être une garce manipulatrice et prétentieuse, était une merveilleuse comédienne. Se laisser prendre à son petit jeu était la pire des solutions. Je la laissai poursuivre, réfléchissant à toute vitesse.

    - Oh et le coup du sang de vampire était sacrément bien trouvé, je dois bien l'admettre. Mais ce genre de "mensonge" ne prend pas avec Moi. Dommage.


    Je fronçai les sourcils, incapable de prendre une décision. Je ne parvenais pas à décider si elle bluffait ou non. Dans le doute, j'optai pour cette première possibilité. Damon avait tout à fait pu me faire à nouveau boire son sang pour je ne sais quelle raison... Et puis, qu'avais-je à perdre ?

    - Tu ne me crois pas ?
    jetai-je sur un ton faussement détaché. Damon veut s'assurer que je ne ferais rien de stupide qui pourrait me mettre en danger... Je doute que ce soit la meilleure solution, mais tu sais comment il est.

    Je me tus un instant, cherchant à déceler une trace d'expression sur son visage si identique au mien... À cet instant, je regrettai presque d'avoir connu Katherine dans ces circonstances. Puis je me ravisai, je n'avais pas le temps de m'émouvoir et je ne devais pas perdre mon but des yeux.

    - Mais peut-être as-tu envie de passer l'Éternité avec moi ?
    dis-je avec un sourire triste.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Jeu 12 Mai - 23:57

    Les paroles d'Elena résonnèrent dans mon esprit et me glacèrent le sang. Je ne savais pas si elle bluffait ou pas et cela me déstabilisait énormément ... Je continuais à la dévisager sans ciller puis mon regard vint se poser sur le fameux collier niché au creux de son coup, source de mon malaise. Quelle idée débile avait eu Stefan lorsqu'il lui fit cadeau de ce bijoux empoisonné! En parfait petit ami attentionné qu'il était, il avait voulut protéger sa belle des méchants vampires voulant la manipuler, ce que j'avoue serait très plaisant. Ainsi j'étais de retour à la case départ et devais faire un choix décisif. Les choses auraient été tellement plus simple si seulement elle n'avait pas porté ce fichu collier!

    - Passer l’éternité avec toi? Hum ... Je suis certaine que l'on pourrait beaucoup s'amuser toutes les deux. Dis-je, une pointe de sadisme dans la voix. Mais je vais passer mon tour. Devoir te supporter à travers les âges serait certes amusant mais plus dérangeant qu'autre chose au final.

    De là où nous étions la pluie ne pouvait pas nous atteindre, nous offrant ainsi une court moment de répit. J'étais trempée jusqu'aux os et cette situation incertaine commencer à mettre mes nerfs à rudes épreuves. Comment pouvais-je me retrouver piégée ici alors que j'étais si près de mon but? C'était dégradant et affligeant. Je bouillonnais intérieurement tandis que mes pieds s'agitaient, faisant des allés-retours incessant. Réfléchir, je devais réfléchir ... Soudain j'eus une idée, pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt? C'est non sans fierté que je sortais le téléphone d'Elena de ma poche, Dieu soit loué la batterie était pleine et le réseau au rendez-vous.

    - Bien, je te donne le choix Elena, ou tu me dis la vérité et tu meurs, ou tu continues à jouer les menteuses, auquel cas ce sera ton frère qui mourra. A ton avis qu'elle réaction il aura lorsqu'il entendra sa sœur paniqué au téléphone? Je donne ma main à coupé qu'il accourra dans la foret et tombera tête baissé dans le piège que je vais gentiment préparer.

    Je savais que je créais un terrible dilemme dans son esprit et je m'en réjouissait d'avance. J'avais plus de 500 ans de plans machiavéliques et de manipulations psychologique à mon actif et trouvais toujours le moyens d'obtenir ce que je voulais. Voyant que mon sosie ne se décidait pas à ouvrir la bouche et continuait à me fixer d'un air mauvais, je commençais doucement mais sûrement à composer le numéro, le bruit des touches résonnait à mes oreilles comme un doux triomphe.

    - Tic .. tac ... tic ... tac. Le temps presse. Rappelais-je en me positionnant face à elle. Je voulais qu'elle puisse prendre conscience que seul moi pouvait créer les règles du jeu.

    Je prenais un plaisir fou à voir ce petit être déchiré en deux: se protéger ou protéger son frère? Cependant j'étais consciente que mon plan avait une faille: si la présence de sang de vampire dans son organisme s'avérait véridique - ce que je n’espérais pas - alors mon plan s'avérerait inefficace. Cependant je ne me démontais pas pour autant, si mes craintes étaient fondés alors je tuerais tout simplement le jeune Gilbert sous ses yeux afin de lui faire comprendre que me provoquer pouvait s'avérer vraiment très dangereux pour tous ses proches.

    Une fois le numéro composé dans son intégralité, je dirigeais doucement mon pouce sur la touche "appeler" lorsqu'Elena ouvrit la bouche, ce qui attira ma plus grande attention.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Sam 14 Mai - 13:21

    - Bien, je te donne le choix Elena, ou tu me dis la vérité et tu meurs, ou tu continues à jouer les menteuses, auquel cas ce sera ton frère qui mourra. A ton avis qu'elle réaction il aura lorsqu'il entendra sa sœur paniqué au téléphone? Je donne ma main à coupé qu'il accourra dans la foret et tombera tête baissé dans le piège que je vais gentiment préparer.

    Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Aurais-je voulut parler, je n’en aurait pas été capable. Je cherchais désespérément à déterminer si elle était sérieuse. Or, elle en avait tout l’air. Je lui lançai le regard le plus glacial dont j’étais encore capable, déversant, si c’était possible, toute ma haine dans un battement de cils. Je la regardais et j’avais mal. Mal, parce qu’au fond, nous savions toute deux qu’elle n’hésiterait pas une seconde pour appuyer sur le bouton « appeler », mal parce j’étais totalement impuissante, mal parce que ce combat ne rimait à rien, il était perdu d’avance. J’avais perdu le jour où nos regards s’étaient croisés pour la première fois. Nier l’évidence était aussi inutile que de lui lancer une balle de ping-pong à la figure. Mes efforts étaient vains.
    Elle semblait sereine, détendue, certaine d’avoir la situation en main, ainsi que ma vie. Non. Pas encore. Je n’étais pas encore morte. Le sang de Damon qui était supposé couler dans mon organisme m’avait offert de précieuses secondes d’avance mais, bien que cela la déstabilisait toujours, preuve qu’elle n’était elle-même pas certaine de ce qu’elle avançait, il aurait été stupide de compter uniquement là-dessus.
    À ce moment précis, j’aurais aimé pouvoir lui souhaiter une Éternité de misère à mes côtés… Je voulais la voir morte et pestai intérieurement que ni Damon ni Stefan n’ai eu le courage de le faire plus tôt. Je ne pouvais cependant leur en vouloir, Katherine avait eu une telle place dans leur cœur que la détruire était un pas qu’ils n’avaient pas encore réussi à franchir.


    - Tic .. tac ... tic ... tac. Le temps presse.

    La voix de cette garce me rappela à l’ordre et la réalité me frappa de nouveau avec l’efficacité d’un coup de poignard. Comment une femme pouvait-elle débiter un si haut nombre d’atrocités en une journée ?
    Son doigt se dirigea lentement mais sûrement vers le bouton « appeler », tandis qu’une sueur glacée glissait le long de ma tempe.


    - NON !

    Mon exclamation s’acheva dans un cris de détresse.

    - Non, attends,
    repris-je en tentant d’empêcher ma voix de trembler. Ne touche pas à Jeremy…

    Ma voix était faible, mais j’étais au moins sûre d’une chose. Pour rien au monde je ne me serais mise à la supplier. J’inspirai profondément, et les battements de mon cœur se calmèrent peu à peu.

    - Katherine, commençais-je d’une voix douce. Ce que nous faisons depuis tout à l’heure n’a aucun sens. Tu veux me tuer ? Eh bien vas-y. Personne ne t’en empêche. Si je deviens vampire, tu auras toute l’éternité pour le regretter. Je voulais te convaincre que me voir morte ne te satisferas sans doute pas, que cela ne te rendra ni Stefan ni Damon et pire encore, qu’ils ne te pardonneront jamais. Mais tu es aussi bouché que Damon lorsqu’il a décidé quelque chose. Alors laisse-moi te dire autre chose, quelque chose que je n’avais pas prévu. Tu aurais dû mourir, il y a bien longtemps Katherine. À la place, Katerina est morte… Combien de personnes sont mortes pour satisfaire ton ego surdimensionné ? Ne penses-tu pas que tu as sacrifié suffisamment de gens ? Tu as vu mourir des êtres qui t’étaient chers, devant tes yeux. Tu as été humaine, tu as ressenti la peur, la haine, l’amour. Alors, tu comprends que je ne n’arrive pas à croire que tu as oublié tout cela ? On n’oublie pas son passé, il nous hante, toujours. On fait seulement semblant. Je connais ça. C’est dommage, Katerina. J’aurais vraiment aimé te connaître.

    Je sentis une boule d’émotion se nouer dans ma gorge tandis que quelque chose cédait en moi. Je fermai les yeux, pour retenir les larmes que je sentais poindre. J’avais mal, mais pas pour moi, cette fois. Pour elle. Je ne ressentais plus rien hormis cette douleur, lancinante, je me sentais vide. Pourtant, je ne parvenais pas à regretter ce que j’avais dit.
    Parce que j’avais pensé chacun de mes mots.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Dim 15 Mai - 2:05

    Le hurlement de désespoir d'Elena me fit une nouvelle fois sourire et c'est non sans fierté que je mis fin à ce petit jeu que j'avais moi même créé de toute pièces. Tout en fixant le visage terriblement semblable au mien je brisais le téléphone avant de le balancer dans une flaque de boue non loin de nous. Maintenant ce n'était plus qu'elle et moi, personne ne pourrait interférer dans notre tête à tête, c'était une certitude. Elena arborait toujours une mine impassible mais je sentais qu'au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient ses doutes se faisaient plus grand et son avenir incertain. Cette situation avait quelque chose de plaisant, et je me surpris moi même à profiter de chaque secondes comme si c'étaient les dernières de ma vie: ce qui était passablement drôle étant donné que ce n'était pas la mienne qui était sur le point de s'achever. J'avançais vers la jeune fille doucement puis stoppa net, écoutant ce qu'elle avait à dire. Je me savais sadique et méchante mais pas assez pour refuser les dernières paroles d'une adolescente vouée à la mort.

    J'écoutais chacun de ses mots avec une attention toute particulière: ce qu'elle disait me touchait directement. Je savais qu'elle tentait de gagner du temps, qu'elle essayait par tous les moyens de sauver sa vie et je ne connaissais que trop bien ce sentiment de peur mêlé de courage: le courage du désespoir. J'avais moi aussi due faire face à cette situation et avais choisie la fuite. Elena avait raison et cela me tuait de devoir l'admettre mais je ne faisais que fuir encore et encore et ce depuis toujours. Je me souviens parfaitement de la peur que j'avais ressentie lorsque je m'étais échappée du château de Klaus, la pression du sang dans mes tempes alors que je courais à en perdre haleine pour semer Elijah et ses gardes et la joie que j'avais eu lorsque Trevor était venu à mon secours. Encore maintenant, et bien que ses plans aient échoués, je lui suis reconnaissante pour son aide.


    - Pourquoi fais-tu ça Elena? Pourquoi t'amuses-tu a gratter sans relâche la surface de mon âme? Demandais-je en la fixant. Toute envie de jouer s'était volatilisée, je me sentais lourde comme si les fantômes du passé que j'avais tante refoulé revenaient.

    Alors que je regardais l'humaine devant moi quelque chose explosa au plus profond de mon être, faisant resurgir dans ma mémoire une flopée de souvenirs plus douloureux les uns que les autres. Humaine, j'avais été une fille douce et naïve et c'était ces traits de caractères si semblables à ceux d'Elena qui m'ont valu ce funeste destin. Si je n'avais pas été si docile, si je n'avais pas été si idiote peut être n'en serais-je pas là ou j'en suis. Peut être que ma vie, mon existence aurait été toute autre: je me serais mariée, aurait eu des enfants et aurais vieillie au côté de mon époux. Or je n'avais rien eu de tout cela, au contraire. A chaque fois qu'un événement heureux se produisait dans ma vie celui-ci se voyait immédiatement gâché, réduit en poussière et j'étais totalement impuissante face à cela.

    - Tu as raison, j'ai ressentie l'amour, et tu sais quoi? Cela me fit mal de devoir quitter l'homme que j'aimais plus que tout au monde. J'avais passé un nombre incalculable d'années à vagabonder de villes en villes, de continents en continents sans réel but apparent. C'est alors qu'il est apparut dans ma vie. Au départ il n'était qu'un amusement pour moi, une distraction comme une autre mais très vite je compris que ce que j'éprouvais pour lui était beaucoup plus fort. Tu l'auras compris, cette personne n'est autre que Stefan. Tu peux croire ce que tu veux Elena, mais je l'ai profondément aimé et si ça n'avait pas été le cas je me serais contentée de le tuer après m'en être lacée. Nous aurions pu vivre heureux lui et moi mais Klaus en avait décidé autrement. C'est sa présence à Mystic Fall's qui me força à fuir une nouvelle fois, laissant derrière moi les quelques années de bonheur passé. Je marquais une pause. Je n'ai même pas eu la chance de lui dire au revoir. Tu t'imagines à quel point ce fut douloureux? Et bien cette peine n'était rien comparé à ce que je ressens en ce moment précis! Lorsque je suis revenue en 2009 je n'attendais qu'une chose: revoir Stefan, le serrer dans mes bras et reprendre là où nous en étions restés et devine qui à tout remis en cause? Toi. Je te hais Elena et plus que tout au monde. Et je pense que même humaine je t'aurais détesté pour avoir pris le cœur de la personne que j'aime.

    Je n'en revenais pas moi même de ce que je venais de dire. Jamais encore je n'avais ouvert mon cœur à une personne et voilà que je le faisais devant ma pire ennemie! Cette humaine avait compris quel était mon point sensible et l'exploitait dans son intérêt, ce qui me rendait malade. Elle et moi n'étions pas si différente, une part d'elle était aussi sombre que la mienne, je le savais. Après tout Elena était une descendante des Petrova, il ne pouvait pas en être autrement.


    - Nous ne sommes pas si différente l'une de l'autre et tu le sais. Si un jour tu te transforme en vampire, ce que je n’espère pas, tu verras à quel point ta vie d'humaine semblait insignifiante et ton âme si on peut encore appeler ça ainsi, s'assombrira à vue d’œil. Il en va de même chez tous les vampires. Certain arrivent à le contrôler, d'autres non. Je fais partie de la seconde catégorie. Tu comprendras que pour survivre tu ne peux compter que sur toi même.

    J'étais bouleversée par ce qu'avait dit la jeune fille en face de moi et n'avais plus envie de jouer au chat et à la souris. Katerina n'était pas morte, elle était là, en moi, et l'avait toujours été. Cependant je faisais de mon mieux pour la faire taire. Dans la vie que je menais c'était tuer ou être tuer. Mon sourire d'habitude si méchant s’effaça, je me sentais fatiguée et las de tout.

    - Pars. Dis-je en la fixant. Va t'en Elena. Bien que je te déteste je ne t’enlèverai pas la vie, du moins pas aujourd'hui. J'aurais aimé que quelqu'un le fasse pour moi lorsque j'étais comme toi.

    Et sur ces mots je je regardais le ciel gris d'où s'échappaient quelques rayons de soleil tout en touchant mon Lapis Lazuli à mon cou. Et si je l'enlevais? Et si je retournais auprès de ma famille qui me manquait tant? Je n'avais rien à chérir sur Terre, personne n'avait besoin de moi et l'inverse s'avérait vrai, alors à quoi bon continuer? J'empoignais doucement le précieux bijou, tiraillée entre les deux choix qui s'offraient à moi.

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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Dim 15 Mai - 14:44

    Toutes mes certitudes étaient en train de s'effondrer. Je regardais cette femme, cette femme que j'avais tant haïe mais je ne parvenais plus à éprouver le dégoût qu'elle m'aurait inspiré quelques heures plus tôt. Je n’arrivai pas à m’ôter cette vision d’une adolescente, meurtrie, blessée, déchirée entre ses choix et sa famille. Une adolescente qui me ressemblait bien plus que je ne l’aurais estimé… Nous avions finalement beaucoup en commun.
    Quelle prétentieuse avais-je pue être pour, ne serait-ce que tenter de la comprendre ? De l'aider. Lamentable, j'étais lamentable.
    Je demeurai muette, incapable de prononcer le moindre mot. Je l’écoutai, buvant presque ses paroles qui trouvaient un surprenant écho en moi. Je prenais conscience, à chaque seconde qui passait, que je l’avais poussée dans ses derniers retranchements. Elle s’était ouverte à moi, son ennemie. Et je lui en étais reconnaissante.
    Son personnage me semblait soudain bien plus noble que le mien. Elle avait aimé Stefan, j’en avais l’ultime conviction. Elle l’avait aimé éperdument. Katherine était une garce manipulatrice égocentrique doublé d’une intelligence machiavélique, mais elle avait un cœur. Il lui restait quelque chose de l’enfance, presque juvénile, ce sourire que, l’espace d’un battement de cil, j’avais vu flotter dans son regard. Il lui restait bel et bien un cœur, enfouit quelque part au plus profond d’elle-même. Elle avait simplement choisi de l’ignorer. Jusqu’à maintenant.
    Chaque souffle qui s’échappait de ma poitrine me faisait mal, j’avais envie de me terrer quelque part, mais son regard me retenait aussi sûrement que des chaînes d’acier. Un regard dur et mélancolique en même temps. Je gravai ce visage, identique en tout point au mien, dans ma mémoire.


    - Nous ne sommes pas si différente l'une de l'autre et tu le sais. Si un jour tu te transforme en vampire, ce que je n’espère pas, tu verras à quel point ta vie d'humaine semblait insignifiante et ton âme si on peut encore appeler ça ainsi, s'assombrira à vue d’œil. Il en va de même chez tous les vampires. Certain arrivent à le contrôler, d'autres non. Je fais partie de la seconde catégorie. Tu comprendras que pour survivre tu ne peux compter que sur toi même.

    Un sourire triste naquit sur mes lèvres. Elle avait raison, je le savais. Elle avait abandonné son masque, le mur de pierre auquel je me heurtais sans cesse venait de céder et, aussi étrange que cela paraisse, j’éprouvais de la compassion pour elle. J’ouvris la bouche pour parler. Me ravisai. À quoi bon ? Je l’avais touché si justement que cela était inutile à présent. J’étais certaine d’avoir gagné, mais je n’en éprouvai aucune fierté. Au contraire. J’avais tenté d’esquiver, de gagner du temps, de retarder ma mort. Sans me douter une seconde qu’elle n’avait qu’à tendre le bras pour mettre fin à ma vie. Nous avions joué au chat et à la souris, sans véritablement savoir qui était le chat et qui était la souris. La partie était finie. Game Over.
    La voix de Katherine s’éleva alors, lointaine.


    - Pars. Va t'en Elena. Bien que je te déteste je ne t’enlèverai pas la vie, du moins pas aujourd'hui. J'aurais aimé que quelqu'un le fasse pour moi lorsque j'étais comme toi.

    « J'aurais aimé que quelqu'un le fasse pour moi lorsque j'étais comme toi. » Plus que la promesse, plus que la liberté, ce fut cette phrase qui me toucha tout particulièrement. J’étais incapable d’expliquer pourquoi…
    Elle leva les yeux vers le ciel. Je pris conscience à cet instant précis que la pluie avait cessé, ce qui me tira un sourire las. Cela n’avait aucune importance à présent. Mes vêtements étaient imbibés d’eau, mes cheveux qui me tombaient en cascade devant le visage étaient trempés mais je m’en fichais royalement. Toute mon attention était dirigée vers Katherine. Cette dernière avait posé une main hésitante sur le collier que je savais être un Lapis-Lazuli, qui pendait à son cou. J’avalai ma salive avec difficulté. Le soleil choisit ce moment pour réapparaître, nimbant sa chevelure d’or et de feu. Une explosion de couleurs s’offrit alors à nous tandis qu’un arc-en-ciel se formait dans le ciel. L’endroit était vraiment magnifique. Je ne pouvais toutefois pas profiter pleinement de ce panorama. Je plantai mes yeux dans ceux de mon sosie, en secouant gravement la tête, ce qui signifiait clairement « Ne fais pas ça ! ». Je choisis ce moment pour me détourner – mieux valait ne pas s’attarder avant qu’elle ne change d’avis -, en priant presque malgré moi pour qu’elle ne retire pas son collier. La voir dans un cercueil ne me procurerait plus aucune satisfaction.
    Je me retournai une dernière fois.


    - Merci, Katerina Petrova, glissai-je dans un souffle en tentant de juguler mon émotion.

    J’ignorai si elle m’avait entendu.
    Il ne me fallut pas plus de quinze minutes pour rejoindre la maison, alors que j’en avais facilement mis trente à l’allée. Je marchai d’un pas rapide, perdue dans des pensées moroses. Mon journal était glissé sous mon bras. Je souris en pensant que je n’y avais absolument rien écrit et que je n’y écrirai probablement pas grand-chose avant longtemps. Ma conversation avec Katherine m’avait ôté toute envie d’y inscrire mes pensées, remettant en doute par la même occasion toutes mes certitudes.
    Quand je ne fus plus qu’à quelques mètres de la bâtisse, je me mis à courir. Le vent, malgré le soleil qui tapait dans mon dos, soufflait fort et les bourrasques fouettaient mon visage, achevant de sécher mes cheveux encore humides. J’avais souvent recours à ce procédé pour fuir la réalité, ou lorsque mes sentiments risquaient de déborder.
    J’avais longuement hésité à confier à Katherine que mon organisme avait achevé de rejeter le sang de vampire, puis avais renoncé.
    J’atteignis la maison en quelques enjambées. J’ouvris silencieusement la porte et me glissai à l’intérieur. Jeremy était tranquillement affalé sur le canapé, tandis que Jenna s’affairait dans la cuisine. Aucun des deux ne semblait avoir remarqué ma présence. Je montai les marches qui menaient à ma chambre quatre à quatre.


    - Tout va bien ? me lança mon frère du salon.
    - Oui, répondis-je.

    Je ne pouvais en dire plus, les larmes qui roulaient sur mes joues auraient noyé mes mots.


[HRP : Je pense qu'il n'y a rien à ajouter à ce Rp, tu peux finir avec un dernier post ou laisser comme ça. As you want! Au plaisir de re Rp avec toi Katherine Very Happy]
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MessageSujet: Re: Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]   Jeu 19 Mai - 20:43

[HRP: Oui, je pense qu'on peut locker le sujet ^^. J'attends le prochain avec impatience mademoiselle Gilbert =D]

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Quand une discussion s'impose. [PV Katherine]

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